Ecologistes ou pharmaciens?

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La protection de l'environnement et le réchauffement climatique sont des tartes à la crème à la mode, mais elles ne nourrissent que des groupes de pression. Les enluminures nous montrent qu'aux douzième et treizième siècles, les paysans travaillaient fesses à l'air, car il faisait plus chaud qu'aujourd'hui. La France s'est refroidie de la guerre de cent ans jusqu'au vingtième siècle, et ne fait que revenir à une situation antérieure. On ne conçoit chez nous l'écologie que d'une manière punitive et ruineuse. On veut démanteler les installations qui ont permis à notre pays de jouir d'une indépendance énergétique. Si on décolle d'un aéroport français, on paye des taxes sur le transport aérien : ça encourage à partir d'autres aéroports - qui scandaleusement ne sont pas frappés par des grèves des contrôleurs aériens ou d'autres "catégories de personnel", comme on dit dans les annonces, à chaque début de vacances. On a frappé les transporteurs routiers d'une écotaxe qu'il a fallu abandonner en catastrophe devant une insurrection, en indemnisant chèrement l'organisme chargé de gérer le système. En générant les Bonnets Rouges, les Verts nous en ont fait voir de toutes les couleurs ! L'échec est la source sacrée du renouveau : la pastille verte avait été en son temps un échec total, la ministre de l'environnement s'en inspire pour imposer aux automobilistes des discriminations matérialisées par des pastilles multicolores stigmatisant les conducteurs les plus pauvres, au lieu de réduire le matraquage fiscal qui tient lieu de politique générale. Les contribuables automobilistes souffrent au moins deux fois. Les écologistes ne savent que faire haïr l'écologie et la fiscalité. Nos gouvernants ont si peu d'inspiration, qu'ils sont réduits à proposer des pastilles pour faire passer la pilule !

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