Race et confusion des genres

Publié le par Raymond Lévy

Homme vert
Homme vert

Le Monde, relayé sur internet, nous livre une délibération de la commune de Charvieu-Chavagneu prévoyant d'organiser l'accueil d'une famille de réfugiés "de culture et de religion chrétiennes". Aussitôt "S.O.S. Racisme" a déposé plaine pour "incitation à la haine raciale".

L'attitude de "S.O.S Racisme" (l'intitulé de cette association semble indiquer qu'elle a pour objet de voler au secours du racisme en tant qu'attitude en danger....) aura pour conséquence immédiate qu'une quantité de communes et de maires vont se dire: "Nous serions tentés de faire quelque chose, mais ça risquerait d'être l'occasion de dire quelque chose de travers et d'avoir des ennuis, donc, abstenons-nous et n'accueillons personne officiellement !"

J'ai recherché ce que pouvaient être des races humaines à haïr ou à discriminer, et ce que pouvait être la race blanche dont a parlé Nadine Morano. Si je suis capable de distinguer une vache Montbéliarde d'une Salers, et un fox-terrier d'un dogue allemand, et donc de distinguer des races animales, je dois avouer que la littérature disponible sur le concept de races me laisse perplexe sur la possibilité de discerner ce que peuvent être des races humaines. D'ailleurs j'ai souvent rencontré l'expression "LA race humaine", qui ne semble pas se distinguer de l'espèce humaine. Le passage du quadrupède au bipède, je ne m'en relève pas...... Les critères retenus pour distinguer des races humaines paraissent superficiels et scientifiquement non structurants. L'application de la distinction de races pour fonder des politiques commerciales d'esclavage ou des politiques d'Etat, comme la séparation en Afrique du Sud autrefois ou l'extermination des juifs par les nazis, est effrayante tant par son manque de bases que par ses résultats inhumains. Albert Einstein, dit-on, devant un jour remplir une rubrique "race" sur un questionnaire frontalier ou hôtelier, avait mis : "verte".

Je relève, dans la littérature patriotique et anti-allemande du début du vingtième siècle, l'emploi par nombre d'auteurs et d'orateurs de l'expression: "la race française". La confusion est à son comble, quand la nationalité devient une race !

La plainte se S.O.S Racisme pour incitation à la haine raciale relève d'une gesticulation maladroite et semble donc vouée à l'échec, du moins sur ce fondement là, car la loi pénale offre une (trop?) riche palette en matière de discriminations. J'attends que le S.O.S. Racisme nous explique en quoi être "de culture et de religion chrétienne" sont des caractéristiques physiques et raciales. Je pense que cet organisme aura, pour y parvenir, un mal de chien (mais de quelle race canine?)

Publié dans Politique - Humeur

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