Situation à risques

Publié le par Raymond Lévy

Une étude menée par Grenworth (spécialiste des assurances aux personnes, nous indique le Huffington Post , car nous l'ignorions) conclut que 11, 4 millions de Français ,soit 5,8 millions de ménages =un quart des ménages français, disposent de moins de 10 euros par mois une fois qu'ils ont payé leurs dépenses courantes (impôts, loyer, gaz/électricité, téléphone et nourriture).

Près de la moitié des sondés ont du mal à tenir jusqu'à la paie du mois suivant. Près de la moitié épargne moins de 50 euros par mois : ceci va révolter Jacques Séguéla, qui professe que même un clochard peut épargner 1.500 euros, sans lui dire comment faire...mais illustre le fossé béant entre les dominants et le peuple. Près de quatre français sur dix ne tiendraient même pas un mois sur leurs réserves en cas de chute de revenu, et un sur cinq même pas une semaine.

Le règne de François Mitterrand avait vu éclore "les nouveaux pauvres" : nous n'avons plus de réserves sémantiques pour savoir comment nommer les pauvres de François Hollande. Mais rassurons nous : quand il aura fini de faire de la propagande pour sa COP 21, la grandiose conférence qui constatera l'échec de toutes les promesses écologiques faites jusqu'à présent et nous énumérera celles que l'on fera sans prévoir de les tenir, et croira avoir raclé quelques voix écologistes pour colmater sa coalition électorale, il se préoccupera de mettre du beurre dans les épinards des citoyens qui ne pourront plus les faire cuire, vu le prix qu'on leur demande pour les cuire à l'électricité. Electricité dont le prix est plombé par le comité d'entreprise d'EDF et par la participation au financement des éoliennes. Le Système vend du vent. Tous les escrocs vous le diront, c'est ce qui se vend le mieux. C'est son seul carburant, pendant la panne de croissance.

Tout ceci risque de faire voler en éclats un autre dogme des bien-pensants : nous ne risquons pas de révolution en France, car pour cela il faut que les gens aient faim, et nous les gavons d'allocations (que les contribuables paient.....), ce qui amortit tout péril. Ouais.....Observons que ce ne sont pas les misérables qui ont conduit les révolutions, mais les "bourgeois" qui se font suivre par eux... Tous ceux qui ont quelque chose à perdre prennent l'initiative, et se font suivre par ceux qui n'ont rien à perdre. On en a l'illustration à Air France, ce sont ceux qui avaient une situation et sont menacés de la perdre qui recourent à la violence, et non ceux qui n'ont pas de situation.

"J'ai des fins de mois difficiles. Surtout les trente derniers jours." , disait Alphonse Allais il y a cent ans. A l'poque, on croyait une révolution possible, mais on la conjurait par l'humour. Et aujourd'hui ?

Publié dans Politique - Humeur

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THIERRY 07/10/2015 17:13

LE PROBLÈME DES 30 DERNIERS JOURS C'EST SURTOUT AU MOIS DE FEVRIER ...

Raymond Lévy 09/10/2015 18:00

Là, c'est insurmontable !
Il m'est arrivé de proposer des renvois ou des réunions au 30 février, l'amusant c'est de voir les quelques secondes de délai avant que les interlocuteurs "percutent".....