Europe : Hongrois rêver !

Publié le par Raymond Lévy

Hongrie en Europe
Hongrie en Europe

La Hongrie a organisé un référendum sur le rejet de la politique migratoire de la DésunIon Européenne, visant à imposer aux pays qui la composent des quotas de migrants à accueillir.

Bruxelles fanfaronne parce que les résultats de ce référendum ne seront pas validés selon la loi hongroise : il aurait fallu que plus de la moitié des électeurs se rendît aux urnes, il n'y an a eu que 40%. Dans l'esprit de la loi, qui n' a pas envisagé la possibilité de scores écrasants, il faut un peu plus de la moitié de la moitié des inscrits pour imposer une loi, soit un quart des électeurs plus un, autrement dit un tout petit plus de 25%. Les hongrois ont répondu contre Bruxelles à 95% de 40%. Sauf erreur, ça fait presque 40% des électeurs qui se sont prononcés contre Bruxelles, les autres ne se sont pas prononcés pour, mais se sont abstenus. Alors, quand on nous dit que le premier ministre Viktor Orban a subi un échec cinglant, on croit rêver ! Je dirais même plus : Hongrois rêver ! Certes, il n'a pas atteint son but. Mais les électeurs qui se sont exprimés l'ont fait clairement : la politique migratoire de Bruxelles suscite un fort rejet des électeurs hongrois, et les institutions dites européennes (qui n'incarnent plus aucun idéal européen, mais une vision technocratique et absolutiste des dirigeants, à supposer qu'ils dirigent encore quelque chose...) s'aveuglent et croient nous aveugler en dissimulant le fait patent qu'elles n'ont plus le soutien des peuples européens.

Bon, me dira-t-on, on fait dire ce qu'on veut aux chiffres ! De toute façon, l'Europe de Bruxelles se fout des référendums qui ne vont pas dans son sens, elle a des mercenaires dans les gouvernements et les parlements qui se chargent de faire passer ses mesures en inversant la volonté des électeurs, on l'a bien vu avec le référendum négatif français de 2005. Sauf que, justement, les institutions des divers pays d'Europe, leurs gouvernements et leurs parlements bientôt, leurs électeurs déjà, sont en train de basculer, et donc la Commission Européenne est en train de perdre ses mercenaires et ses instruments, parce que, malheureusement pour elle, il existe quelques restes de démocratie qui laissent prévoir un retournement de situation pour cette Commission, qui s'est déjà pris le BREXIT dans la figure, à sa grande surprise.

Bon, me dira-t-on, peu importe ce qu'expriment les hongrois, c'est un peuple fascisant et xénophobe ! Sauf que ces insultes ne sont pas confirmées par les faits. On lira avec intérêt le lien suivant :

http://www.entreprise.news/mepriser-la-hongrie-la-nouvelle-folie-des-eurolatres/

Je cite quelques phrases de cet article (signé Eric Verhaegue):

"La Hongrie a accueilli près de 175.000 demandeurs d'asile en 2015, soit 1/7ème des réfugiés arrivés à l'invitation d'Angela Merkel. Rapportée au nombre d'habitants, cette masse est trois fois plus importante qu'en Allemagne, et accessoirement dix-sept fois plus importante qu'en France."

"L'Autriche compte deux fois plus de demandeurs d'asile par habitant que l'Allemagne. Le référendum hongrois pourrait donc servir de test pour l'élection présidentielle autrichienne...", nous dit l'auteur, mais gardons nous d'extrapoler , car, selon Mark Twain : "La prévision est un art difficile, surtout en ce qui concerne l'avenir !" L'article cité poursuit : "Contrairement aux mensonges colportés par les eurolâtres, la Hongrie ne correspond donc pas exactement au portrait robot d'un pays battu par les flots du racisme le plus éhonté."

C'est peut-être ça qui devrait le plus inquiéter les eurocrates bruxellois : les Hongrois ne sont pas un peuple qui fait exception en Europe.....

Publié dans International

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