Propreté et odeur

Publié le par Raymond Lévy

L'exemplarité deviendrait-elle un nouveau totem pour les hommes politiques? Ce serait nouveau. Les scandales Guéant, Thévenoud, Andrieux, etc, et le bruit des casseroles traînées par Nicolas Sarkozy, ont peut-être fini par faire percevoir à la classe politique qu'il y aurait, dans l'espace public, un emplacement qu'on n'ose qualifier de "vendeur" lorsqu'on parle de lutte contre la corruption. Nicolas Dupont-Aignan n'a pas attendu cette nouvelle mode  pour exiger l'exemplarité de ses militants et dénoncer la professionnalisation des politiques, Charles De Gaulle donnait l'exemple de la probité personnelle. Bruno Lemaire puis tout dernièrement Emmanuel Macron ont fait savoir qu'ils renoncent à la sécurité et à la retraite qu'assure l'appartenance à la haute fonction publique. Ils ont senti l'un et l'autre que ce parachute critiqué ne sera prochainement plus admis par les électeurs, et Emmanuel Macron, s'étant prononcé contre la pérennité des garanties statutaires des fonctionnaires, ne pouvait faire moins que de mettre son statut en accord avec ses discours. Notons qu'il a justifié son départ de la haute fonction publique par la remarque que le corps auquel il appartenait : l'inspection des Finances, ne justifiait pas le besoin pour ce corps d'une sécurité à vie, remarquant qu'il n' a pas de rôle juridictionnel, admettant ainsi sans le formuler davantage que la sécurité de longue durée est indispensable à l'impartialité des magistrats et à l'absence de pressions sur eux. on regrettera que Dominique de Villepin, par un jeu classique, ait été réintégré fictivement une journée dans son corps de diplomates et ainsi admis à bénéficier d'une retraite supplémentaire à ce titre. Nous n'avons pas pour rôle de distribuer ou refuser des prix de vertu. S'il y a lieu de se réjouir d'une timide percée des thèmes de l'honnêteté et du refus du mélange des genres ou des compromissions en France, on ne peut que constater que les hauts dirigeants de la Commission Européenne s'assoient dessus, écrasant leur merde sous leur séant. José Barroso a rejoint la banque Goldmann Sachs (rappelez-vous : c'est celle qui avait permis de fausser les chiffres qui avaient permis l'entrée de la Grèce dans l'Union Européenne). Les "Bahamas leaks" ont pris la suite des "Wikileaks" en nous permettant d'apprendre que Nellie Kroes, ex-ministre néerlandaise des transports, "a été directrice d'une société aux Bahamas pendant son mandat. Une fonction incompatible avec sa mission européenne consistant alors à surveiller le monde des affaires". Elle est en outre conseillère rémunérée de Bank of America et d'Uber, selon l'article ci-dessous : 

Source:

http://www;francetvinfo/fr/monde/europe/bahamas-leaks-pantouflage-immobilisme-les-cassroles-qui-plombent-l-image-de-la-commission-europeenne_183625...

Six fonctionnaires de la Commission ont lancé une pétition en ligne contre le pantouflage scandaleux de Manuel Barroso déjà signes par près de 147.000 personnes. "Madame Kroes symbolise l'ère Barroso, l'ère des sans-scrupules", estime l'eurodéputée Virginie Rozière dans la Dépêche.

Personne ne sera plus surpris que les peuples d'Europe et divers gouvernements ne supportent plus l'autoritarisme et l'interventionnisme de la Commission Européenne : elle pue.

Publié dans Politique - Humeur

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