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Publié le par Raymond Lévy

 Selon le Huffington Post, je n'ai pas (et n'aurai sans doute jamais) les compétences requises pour être assistant parlementaire de François Fillon (article intitulé "Ces arguments  de la porte-parole de François Fillon pour le défendre sont peut-être les plus surprenants").  J'étais persuadé qu'un(e) assistant(e) parlementaire avait pour mission d'aider son patron à "tisser sa toile" et à étendre son "tissu relationnel", j'apprends de sa porte-parole officielle que :"Quand vous êtes assistant parlementaire, vous pouvez même être payé à tricoter." Mais je ne sais pas tricoter !!! Il est réconfortant d'apprendre que nos impôts peuvent servir à une activité aussi utile à l'avenir du pays. Il est exaltant de constater  la haute opinion que cette dame se fait de ses concitoyens,  se foutant doctement de leur gueule : ils sont rançonnés pour assurer le niveau de vie (que eux, contribuables, n'ont pas forcément...) de gens payés à autre chose qu'à servir la Nation, quelle que soit la manière dont ils sont supposés la servir. Au final, son patron va avoir maille à partir avec ses électeurs sarthois et nationaux. La presse a détricoté sa défense en relevant qu'après avoir demandé au Parquet National Financier d'agir vite, il lui reproche d'aller trop vite.  Les vrais assistants parlementaires vont être pleins de rage contre la morgue de cette dame et contre son patron 

En pleine logique de leurs institutions internes, des "républicains" appellent à parrainer le candidat que François Fillon a battu : c'est ça, le respect d'une élection ?  On s'incline, à la rigueur on obtient une nouvelle élection, si la première est annulée.  Comment faire admettre à l'électorat national la légitimité d'un candidat battu dans son propre parti ? Comment accepteront-ils le résultat de l'élection présidentielle quand F. Fillon sera battu ? Comment se dire démocrates ? L'échec du candidat de leur parti est quasi programmé. Est-ce si grave ? Nous l'avons déjà dit, on n'élit pas un chef de parti, on élit un président de tous les Français.  On a éliminé le candidat de recours, qui a jusqu'ici refusé ce rôle de joker : quel crédit lui accorder s'il se dédit? Il serait dans la même situation que F.Fillon, qui a juré de se retirer s'il était mis en examen, et qui se maintient lorsqu'il l'est. Si le candidat officiel est éliminé, la seule voie démocratique pour LR consiste à voter pour un candidat qui n'est pas membre de leur parti, le plus proche de leurs idées (idées officielles, car, dans la pratique, s'y sont-ils tenus?).  De la défense de F. Fillon et des, stratégie(s) des "Républicains", nous perdons le fil !

Publié dans Politique

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