Décalage

Publié le par Raymond Lévy

Un gardien de la paix des compagnies républicaines de sécurité a été gravement brûlé au visage et a failli être brûlé vif, visé par des tueurs  au cours d'une opération de maintien de l'ordre à Paris. une photo en a fait le tour du monde. Les policiers n'étaient pas autorisés à faire usage de balles en caoutchouc, qui auraient pu faire bobo aux honorables assassins. On n'a pas entendu les membres du gouvernement s'exprimer spectaculairement en faveur des policiers ni condamner avec grande force les pseudo-manifestants et vrais casseurs. Certains exprimeront (avec excès) le soupçon d'une parenté de pensée envers eux, la manifestation étant dirigée contre le F.N., ce qui excuse tout....Mais les policiers défendent les citoyens de droite, de gauche ou d'ailleurs, et aussi les non-citoyens comme les touristes étrangers. Le simple port de cagoules est en droit actuel motif à interpellation. L'usage d'armes létales par les casseurs constitue un motif de légitime défense justifiant l'emploi des armes. Mais tout cela, c'est du vent quand on refuse de faire appliquer les lois (sauf pour poursuivre les automobilistes, car le fric, c'est plus sacré que la vie humaine...).

Dans la même période, monsieur Cazeeneuve, premier ministre d'un gouvernement et cacique d'un parti carbonisé par les urnes, participe à un meeting de soutien à un candidat  et appelle à faire barrage à l'autre. A quoi bon d'ailleurs lui faire barrage : la propagande officielle assure qu'elle ne sera pas élue ? Alors où est la cohérence ? En tout cas, le décalage est frappant entre la gravité des préoccupations d'un premier ministre s'élevant contre une menace électorale et passant sous silence la concrétisation d'actes graves qu'un état d'urgence bidon ne parvient pas à empêcher. En réalité, la France, par la vacuité de ses dirigeants, n'a plus d'Etat. L'un ou l'autre des candidats est-il apte à remplir ce vide ?

 

 

Publié dans Sécurité

Commenter cet article