Lettres persanes nouvelle série

Publié le par Raymond Lévy

Mon cher Mahmoud,

Depuis des années je te fais part des bizarreries du Royaume de France, qui se dit République parce qu'elle élit son roi tous les cinq ans. En fait, le sigle RF signifie République Fiscale. Le nouveau roi, Emmanuel, a une croyance bien ridicule : il s'imagine que son pays va pouvoir être géré de façon entièrement automatisée et informatisée. C'est un financier, l'humain ne l'intéresse pas, d'ailleurs il n'en a aucune connaissance.Il a été porté au pouvoir par des  financiers. Les exemples catastrophiques de cette vision, partagée dès avant son règne par divers énarques, la caste au pouvoir, sont pourtant éloquents : le logiciel Louvois, supposé administrer tous les règlements monétaires (soldes et indemnités) des personnels des armées, fut un fiasco tel que de nombreux militaires ont quitté l'institution, se trouvant, eux et leurs familles, sans ressources. L'échec étant en France considéré comme un encouragement à persévérer, sa ministre de la Justice et son entourage professent que l'on peut se passer de pourvoir les  cinq-cents postes de magistrats qui manquent, et probablement le double de greffiers, en donnant des ordinateurs à tout le monde. Mais en matière informatique, le ministère de la Justice a toujours fait les mauvais choix, avec des systèmes non inter-connectés, qui imposaient de reprendre plusieurs fois les éléments de base . Le croiras-tu ? L'équipe ministérielle n'a toujours pas saisi que la saisie des données dans un système informatique est effectuée par des êtres humains. C'est, il est vrai, une contrainte bien contrariante. Les tribunaux recevront des plaintes et des assignations par voie informatique, et n'auront plus de contacts avec les justiciables que par vidéo-conférence, ou dans des boxes vitrés dans lesquels ils sont inaudibles. Il est inutile d'expliquer à la ministre que le ministère de la Justice est le ministère de l'humain, et que parfois, un regard, une intonation de voix, permet de savoir si une personne est prête à accepter un accord, ou si elle ment ou dit une vérité, ou bien de comprendre que sa rigidité ou sa vulnérabilité sont à l'origine du problème soumis. Non, du balai, videz et fermez les juridictions, tout le monde au clavier !

Pour les finances, domaine d'excellence des énarques qui ont conduit le pays à sa ruine depuis  une ou deux générations, la situation n'est pas meilleure. Les Français, et ceux qui habitent leur territoire sans être des diplomates comme nous, payent des impôts qui représentent la moitié des ressources nationales (entre l'impôt sur le revenu, la Taxe au Voleur Ajouté, et divers autres prélèvements). Ces impôts ont tellement augmenté que les Français ne peuvent plus les payer, et ne relancent plus l'économie exsangue. Le roi a allégé les charges des investisseurs, et il paraît que quelques industriels étrangers se préparent à investir en France, mais il ne fait rien pour le Français moyen. Ah si ! Il a augmenté leurs charges en augmentant le taux de la Contribution Stupide Généralisée des retraités, qui, eux, ne peuvent pas augmenter leurs revenus pour compenser. Son premier ministre a augmenté le prix de revient des transports routiers, ce qui se répercutera sur tous les prix, en réduisant autoritairement et uniformément la vitesse autorisée sur les routes aux titulaires d'un permis de conduire, qui le détestent et rêvent de lui rouler dessus. Cette vitesse est maintenant à peine supérieure à celle autorisée pour les conducteurs de voiturettes sans permis,  donc plus personne ne fait la dépense du permis de conduire, et les auto-écoles ont fermé leurs portes. Les conducteurs ne savent plus conduire, et le nombre des accidents a augmenté spectaculairement ! Les gouvernants  n'ont que leur arbitraire pour ligne, ils n'ont même pas, pour les guider, le livre sacré du Coran, mais grâce à l'immigration massive de Croyants, ils seront bientôt contraints de le lire. Les ayatollahs français sont si nocifs qu'ils  feraient très peur en Perse......

Publié dans Humour, Politique - Humour

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