Communication

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Depuis deux ans , la communication gouvernementale et présidentielle est devenue fréquente, thématisée et dramatisée. Qu'il s'agisse du président ou du ministre de la Santé, le scénario est toujours découpé selon les mêmes phases, pour en créer une  (pseudo) intensité dramatique :

- "Il pourrait parler !"

-"Il va parler !"

-"Il parle !"

-"Il a parlé !"

À chaque fois, les réactions des spectateurs (part ceux qui sont payés pour commenter) sont les suivantes:

-"Ah bon, il a parlé ? Et qu'est-ce qu'il a dit ?"

-"J'ai oublié.....Rien !"......Ah si, en gros : soyez tranquilles, nous sommes forts, soyez bien sages, et tout ira bien. Préparez-vous à voter pour nous."

Pour varier un peu et toucher ceux qui restent insensibles ou incrédules devant cette dramatisation, on fait parfois (comme hier) un entretien avec des journalistes,  dans une mise en scène un peu plus intime etc chaleureuse, quoique dans un décor distingué, pour dire : "Voyez comme nous sommes sympathiques !"

Je ne me donne plus la peine de regarder ces shows politiques et électoraux : j'attends un peu,qu'après avoir délayé à chaud, les commentateurs se décident à nous faire une synthèse. En France, nous avons peu d'information, mais beaucoup de commentaires, à travers lesquels il faut deviner quelle est l'information, si on n' a pas allumé le poste juste à temps.

La communication des opposants obéit à des schémas parfois similaires . Nous sommes déjà lassés de la communication des candidats ou pré-candidats, y compris des annonces ou des intentions prêtées à des madame 2% ou monsieur 2% dont l'irruption grotesque pourrait créer un choc unificateur....

 

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